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Un poisson spécial, alimentation spéciale

La croissance équilibrée d’un poisson d’élevage repose sur une alimentation saine, qui varie en fonction de la taille de l’animal. Elle se compose de farine et d’huile de poisson, de minéraux, de fibres et de vitamines. L’industrie norvégienne de l’aquaculture dispose actuellement d’une vision claire sur la nourriture et ses ingrédients.

Photographe: NSEC

Pour nourrir les poissons, l’aquaculture traditionnelle avait recours à des matières premières marines provenant de la mer. Actuellement, même si une grande partie des aliments modernes se compose de matières premières de la mer, on constate qu’au cours de ces dernières années, des matières premières végétales issues de l’agriculture sont également utilisées, ce qui permet de garantir à l’industrie un accès sain, stable et soutenu aux aliments pour poisson.

L’astaxanthine naturelle
Une des caractéristiques du saumon et de la truite est sa couleur rouge, due à une substance appelée l’astaxanthine, que le poisson absorbe lorsqu’il se nourrit de petits crustacés dans l’océan. Cette substance remplit de nombreuses fonctions essentielles pour la croissance et la santé du saumon. Elle constitue un élément nutritif de base qui permet au saumon, entre autres, de combler ses besoins en vitamine A. Le saumon et la truite la stockent dans leurs muscles, d’où ce nom de "red fish" (poisson rouge).

Comme dans le cas de la production de compléments vitaminés pour humains, il est possible de synthétiser l’astaxanthine de façon industrielle. Aucune méthode rationnelle n’a été trouvée pour extraire suffisamment de quantités de la mer, mais la substance créée dans le facteur est identique à celle qui est fabriquée par Dame Nature. Les aliments pour poissons contiennent les vitamines dont ils ont besoin et les antioxydants qui empêchent les aliments de rancir.

 

Alimentation durable
L’aquaculture norvégienne est soucieuse de garantir un accès stable aux matières premières marines également dans le futur et se montre donc concernée par le fait que les espèces de poissons destinées à l’alimentation des poissons sont pêchées de façon saine et durable.

Il faut également tenir compte du fait que l’alimentation représente plus de la moitié des dépenses d’exploitation pour l’éleveur de poisson. Il est donc facile de comprendre pourquoi il est extrêmement important de nourrir le poisson en quantité suffisante et au moment opportun. L’appétit est affecté, entre autres, par le cycle de vie et la température de l’eau. De nos jours, les éleveurs ont placé des caméras dans les cages, afin de pouvoir stopper l’alimentation lorsque le poisson est rassasié. De nombreuses recherches sur l’alimentation du poisson et son contenu sont actuellement en cours en Norvège.

Ces dernières années ont vu l’utilisation de plus en plus fréquente de matières premières alternatives qui n’affectent en rien la qualité des aliments et la santé du poisson d’élevage. L’approvisionnement mondial total en huiles marines est limité, et certaines d’entre elles sont à présent remplacées par des huiles végétales telles que la graine de colza (le canola).

Aujourd’hui, il faut en moyenne 2,5 kg de poisson sauvage ou de résidus de poisson pour produire 1 kg d’aliments pour poisson, soit environ moitié moins qu’auparavant. Les matières premières marines proviennent du poisson industriel ou des résidus de poisson, c’est-à-dire des matières qui ne sont habituellement pas destinées à la consommation humaine.

Le saumon ne mange pas d’autres saumons, et les résidus provenant des abattoirs de saumon ne constituent pas un ingrédient entrant dans la composition de l’aliment pour saumon. Les saumons ont des besoins différents selon leurs stades de croissance. C’est la raison pour laquelle la composition des aliments utilisés doit répondre aux besoins nutritionnels et physiologiques, tout en interférant le moins possible avec l’environnement.

Le saumon doit consommer environ un kilo de nourriture pour grossir lui-même d’un kilo. Aucune autre espèce animale n’atteint un tel ratio de rentabilité. Les poulets et les cochons ont besoin respectivement d’environ 2 et 3 kg d’aliments pour grossir d’un kilo seulement.

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Papillote de Saumon de Norvège et fenouil braisé aux tomates cerise
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