Le paradoxe norvégien : une nation moderne revient à la tradition
Un exemple bien documenté de ce qui se passe lorsqu’une société revient à son alimentation traditionnelle s’est produit en Norvège pendant la Seconde guerre mondiale. L’incidence de la schizophrénie, du cancer, et des maladies cardiaques a doublé dans le pays après 1900, lorsque les Norvégiens ont abandonné leur alimentation traditionnelle en faveur des aliments transformés. Au début des années 1940, l’incidence de ces maladies a diminué de 40 pour cent, un déclin coïncidant exactement aux années de privation pendant l’occupation allemande en Norvège.
Photographe: Gencay M. Emin
Pendant cette période, les aliments transformés et raffinés sont devenus rares, ce qui a contraint les Norvégiens à revenir à leur alimentation traditionnelle. Les haricots, les céréales complètes et le poisson – autrefois des produits de base – ont fait leur réapparition dans l’alimentation quotidienne. Tandis que l’incidence de la schizophrénie, du cancer, et des maladies cardiaques chutait de 40%, la consommation d’acides gras oméga 3, elle, augmentait de 50%. Il est fort probable que la consommation de fibres a également augmenté pendant cette période, et nous savons que la consommation de margarine a considérablement chuté.
Après la guerre, les Norvégiens ont recommencé à consommer des aliments transformés. Le taux d’incidence des maladies cardiaques et de la schizophrénie est très rapidement redevenu tel qu’il était avant la guerre.
