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Maladie cardiaque

Les maladies cardiaques sont les principales causes de décès aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne et dans la plupart des sociétés occidentalisées. Elles sont responsables de 50% de tous les décès en Norvège. Par rapport aux autres populations du monde, les Esquimaux du Groenland (Inuits) et les populations côtières du Japon et de la Chine développent moins de maladies cardiaques, de même que les peuples méditerranéens dans le Sud de l’Europe.

Photographe: Utemov Alexey

Les graisses et le cholestérol jouent un rôle majeur dans le développement des maladies cardiaques. Certains types de cholestérol (mauvais cholestérol – LDL) entraînent une accumulation de plaquettes dans les artères, qui entrave l’irrigation sanguine du cœur, et implique un risque potentiel de crise cardiaque. Le durcissement des artères (athérosclérose), l’hypertension, la viscosité des plaquettes sanguines et les arythmies peuvent entraîner des maladies cardiaques fatales et des décès.

L’histoire des Esquimaux: dans les années 1960, des scientifiques danois et britanniques se sont demandé comment les Esquimaux pouvaient à la fois consommer l’alimentation la plus grasse du monde et présenter le taux de crise cardiaque le plus faible au monde: 3 crises cardiaques pour 1800 habitants, alors qu’au Danemark, la proportion est de 40 pour 1800. Malgré qu’ils consomment énormément de graisse, les Esquimaux n’ont pas le sang épais ni visqueux et ils ont des taux de cholestérol et de lipides normaux. Leur sang met très longtemps à se coaguler. Tout ceci explique la faible occurrence des crises cardiaques parmi cette population.

Il est prouvé que les acides gras oméga 3 agissent sur quatre facteurs de risque des maladies et crises cardiaques:

1 • Amélioration de l’élasticité artérielle
Les crises cardiaques se produisent lorsque les artères coronaires, qui fournissent du sang oxygéné, commencent à se boucher à cause de l’artériosclérose ou d’autres facteurs. Si le manque d’oxygène se prolonge au-delà de quelques minutes, les cellules cardiaques affectées meurent. Les acides gras oméga 3 réduisent le risque de maladie cardiaque pour plusieurs raisons, mais en particulier parce qu’ils diminuent l’inflammation artérielle et améliorent l’élasticité des artères et permettent au sang oxygéné de « circuler » plus aisément.

2 • Prévention de la coagulation du sang
Les caillots de sang sont formés partiellement par l’agglomération des plaquettes. L’aspirine empêche les plaquettes de s’agglomérer, et les acides gras oméga 3 (EPA) exercent un effet similaire. Ils assouplissent également les membranes des globules rouges, ce qui permet aux cellules de se déplacer plus librement dans les vaisseaux sanguins étroits.

3 • Réduction de la pression sanguine
L’hypertension est une cause majeure de maladie cardiaque. Des taux élevés d’acides gras oméga 6 induisent des taux élevés de thromboxane A2, qui provoquent à leur tour la constriction des petites artères et de l’hypertension en conséquence. Par contre, des taux élevés d’oméga 3 entraînent des taux élevés de thromboxane A3, qui « relaxent » les petites artères et réduisent ainsi la pression sanguine.

4 • Stabilisation du rythme cardiaque et réduction du risque
de décès subit par arrêt cardiaque

De nombreuses personnes meurent des suites d’arythmies après une crise cardiaque. Des taux élevés d’acides gras oméga 3 dans l’organisme stabilisent le rythme cardiaque et donc également le risque de décès subit par arrêt cardiaque.

ÉTUDES



Les mangeurs de poisson réduisent de moitié le risque de crise cardiaque fatale

Etude de santé des médecins - 20.000 médecins américains – les personnes qui mangent du poisson au moins une fois par semaine réduisent de moitié le risque de succomber à une crise cardiaque par rapport aux personnes qui mangent du poisson moins d’une fois par mois.

La consommation de 35g de poisson ou plus par jour réduit le taux de mortalité de 42%
1822 participants (tous masculins) sur une période de 30 ans – Ceux qui ont consommé 35 g de poisson par jour, ou plus, ont vu leur risque de décès par infarctus du myocarde se réduire de 42 pour cent par rapport à ceux qui n’avaient pas consommé de poisson. Au total, 293 personnes sont décédées des suites d’un infarctus du myocarde.
Daviglus M, Consommation de poisson et risque d’infarctus du myocarde fatal sur une période de 30 ans – The New England Journal of Medicine 1997.


1 gramme d’oméga 3 par jour a réduit de 20% le taux de mortalité parmi des patients ayant eu un infarctus du myocarde
Observation sur 11.323 patients sur une période de 3,5 ans.
Robert Marchioli, Institut Mario Negri, Chieti, Italie - The Lancet, 7 août 1999.


29% de réduction du taux de mortalité grâce à la consommation de poisson au moins deux fois par semaine chez une population d’hommes
2.033 hommes (1989) souffrant de problèmes cardiaques ont été enjoints à consommer soit des graisses, soit des fibres, soit du poisson. Au bout de deux ans, le taux de mortalité avait chuté de 29% chez les hommes ayant mangé du poisson au moins deux fois par semaine. Aucun bénéfice significatif n’a été observé chez les patients ayant consommé des fibres ou de la graisse.
Dr Alexander Leaf, Jackson Professeur de médecine clinique, Medicine Harvard Medical School – Journal of Internal Medicine, 1996.


Manger du poisson régulièrement réduit le risque de maladie cardiaque de 64% chez les femmes diabétiques
Les femmes souffrant de diabète de type 2 ayant mangé plus de poisson ont vu leur risque de maladie coronarienne et de décès considérablement réduit par rapport aux femmes ayant mangé rarement du poisson. Une consommation accrue de poisson est également associée à un taux de mortalité considérablement réduit.

 

Réduction du risque

Poisson 1-3 fois par mois

30%

Poisson 1 fois par semaine

40%

Poisson 2-4 fois par semaine

36%

Poisson 5 fois par semaine ou plus

64%



Frank B. Hu – Harvard School of Public Health Boston – Etude de santé des infirmières (mode de vie et historique médical de plus de 121.000 infirmières) – 5.101 diabétiques de type 2, JAMA, 2002.


La consommation de poissons gras réduit le risque de maladie cardiaque chez les Sikhs en Grande Bretagne
Les hospitalisations pour crise cardiaque sont deux fois plus fréquentes parmi la population asiatique (principalement les Sikhs) que la moyenne britannique (46% de plus chez les hommes asiatiques et 51% chez les femmes asiatiques). Après une consommation d’huile de poisson, à raison de 4g par jour pendant 12 semaines, les résultats montrent que le taux d’acides gras bénéfiques dans l’organisme des Sikhs avait atteint le même niveau que dans le reste de la population britannique, réduisant ainsi le risque de maladie cardiaque.
Université de Reading – Avril 2003 – Dr Peter Sanderson – Nutritionniste, Food Standards Agency.


Les hommes ayant des taux sanguins d’oméga 3 plus élevés risquent moitié moins de développer une maladie cardiaque que les hommes ayant des taux plus bas
American Journal of Epidemiology, Vol 142, No 5, 1er septembre, 1995 – Simon, Joel A.


20% de réduction de la mortalité globale chez les hommes consommant chaque semaine du poisson/des crustacés
Observation sur 18244 hommes d’âge moyen (45-64) à Shanghai, Chine.
Jian-Min Yuan, Roland K. Ross Université de Californie du Sud, Shanghai Cancer Institute. Recherche menée entre 1986 et 1989.


La consommation de poisson réduit le risque d’attaque d’au moins 43% chez les hommes entre 40 et 75 ans
Le risque d’accident ischémique est plus faible chez les hommes dans chaque catégorie de consommation de poisson en comparaison avec les individus mangeant du poisson moins d’une fois par mois:

 

Réduction du risque

Poisson 1-3 fois par mois

43%

Poisson 5 fois par semaine ou plus

46%

Étude américaine sur 43000 hommes Etude de suivi de professionnels de la santé.
Dr Ka He, Harvard School of Medical Health, Boston Journal of American Medical Association 2002.


L’huile de poisson aide à réduire les dépôts d’athérosclérose
L’huile de poisson peut être bénéfique pour les patients atteints d’athérosclérose – Dans un groupe de 162 patients, la moitié a reçu 6 g d’huile de poisson par jour. Dans le groupe ayant reçu de l’huile de poisson, deux fois plus de patients ont vu leurs dépôts d’athérosclérose se réduire. L’EPA et le DHA (que l’on trouve dans le poisson gras) augmentent la « compliance artérielle systémique » (mesure de l’élasticité artérielle).
American Journal of Clinical Nutrition 76, août 2002, 236-330.Van Schacky, Clements « Effet des acides gras oméga 3 alimentaires sur l’athérosclérose coronaire. Annals of Internal Medicine, avril 1999.

L’acide gras oméga 3 aussi efficace que l’aspirine pour fluidifier le sang
Les acides gras oméga 3 sont aussi efficaces que la warfarine et l’aspirine.
Eristland, Jan MD Arnesen etc. « Effet des compléments alimentaires d’acides gras oméga 3 sur la perméabilité du pontage coronarien ». Etude de Lyon, alimentation et effets cardiaques, 1999.

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Papillote de Saumon de Norvège et fenouil braisé aux tomates cerise
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