Stress, dépression et schizophrénie
Le cerveau humain est l’un des plus grands consommateurs de DHA (oméga 3). Un cerveau humain normal contient plus de 20 grammes de DHA. La carence en DHA est associée à de faibles taux de sérotonine dans le cerveau, ce qui augmente la tendance à la dépression, au suicide et à la violence.
Photographe: Lorraine Kourafas
Des études ont mis à jour une hausse alarmante de l’incidence de la dépression nerveuse à chaque décennie au cours du vingtième siècle. Cette tendance s’est accélérée depuis la Seconde Guerre mondiale. Les personnes nées avant 1914, par exemple, risquaient cent fois moins de tomber en dépression à l’âge de 45 ans que les personnes nées après 1945. L’augmentation de l’incidence de la dépression nerveuse est parallèle à l’augmentation de la consommation d’huiles végétales (oméga 6) et à la diminution de la consommation d’acides gras oméga 3. Ce déséquilibre, qui persiste toujours, pourrait être la cause de cette tendance à la dépression. Actuellement, 25% des individus développent un ou plusieurs dysfonctionnements mentaux ou comportementaux à certains moments de leur vie.
Le modèle de consommation mondiale de produits de la mer montre que la dépression est plus commune dans les pays qui n’en consomment pas beaucoup. Dans l’étude du Dr Joseph R. Hibbeln, c’est au Japon que le taux de dépression était le plus faible (0,12%) et le plus élevé en Nouvelle Zélande (6%), où la consommation de poisson est très faible. Il semble en outre y avoir une corrélation entre les pays où l’incidence des maladies cardiaques et de la dépression est élevée – ce qui peut également indiquer l’importance des oméga 3.
Les statistiques de l’Organisation Mondiale de la Santé démontrent que les hommes qui vivent en Hongrie, en Russie et en Autriche consomment le moins de poisson et connaissent le taux de suicide le plus élevé, alors que dans des pays comme le Portugal, la Thaïlande, l’Islande, le Chili et la Norvège, la consommation de poisson est la plus élevée et le taux de suicide le plus faible.
ÉTUDES
La consommation d’acides gras essentiels alimentaires peut diminuer les comportements impulsifs et violents.
Joseph R. Hibbeln (voir ci-contre). 1998.
Les acides gras de poisson guérissent la dépression
La consommation quotidienne d’un complément d’acides gras de poisson ou de poisson peut améliorer l’efficacité, ou même remplacer, les antidépresseurs pour le traitement de la dépression chez certaines personnes. 70 patients déprimés ayant reçu une dose quotidienne d’acides gras oméga 3 pendant 12 semaines ont vu diminuer des symptômes tels que la tristesse, l’anxiété, l’absence de libido, les tendances suicidaires et les problèmes de sommeil.
Swallownest Court Hospital à Sheffield, Angleterre, Etudes des archives de psychiatrie générale, octobre 2002.
L’acide gras oméga 3 DHA permet de contrôler l’agressivité en période de stress
Dans le cadre d’une étude japonaise, des acides gras de poisson ont été administrés à des étudiants avant les examens (un groupe placebo). Les groupes n’ayant pas reçu d’oméga 3 présentaient une agressivité accrue de 58% avant les examens par rapport au groupe ayant reçu des oméga 3. Toutefois, en l’absence de facteur de stress (pas d’examens), les degrés d’agressivité étaient stables.
T. Jambonazaki – Université de Toyama.
Les oméga 3 pourraient contribuer au traitement de la schizophrénie
14 personnes traitées avec des acides gras oméga 3 ont vu les symptômes de leur schizophrénie réduits de près de 25%. Une recherche à plus grande échelle va être réalisée en Inde.
Dr. Malcolm Peet, University Department of Psychiatry, Sheffield, Angleterre.
